La "famille catéchuménat" de la Province LILLE -ARRAS - CAMBRAI s'est retrouvée à RAISMES pour une journée de formation autour du thème dont on parle beaucoup mais qui reste mystérieux pour la plupart d'entre nous et pour cause : "la mystagogie : un trésor à découvrir" ! Nous étions autour de cent quarante participants des trois diocèses de LAC. Et Tournai nous a fait l'honneur de sa présence.
La conférencière de la journée, ANNE-MARIE BOULONGNE, venait du diocèse de Nanterre où elle exerce la responsabilité du service du catéchuménat depuis dix ans. Elle nous a menés pas à pas dans la découverte de cette quatrième étape de l'initiation chrétienne, celle qui clôture le chemin de l'initiation et dont le temps pascal est le rappel.
Nous comprenons bien l'étape (1ère) de la première évangélisation : l'accueil et la rencontre avec des chrétiens qui se termine avec l'entrée en catéchuménat; le temps du catéchuménat (2e étape) est connu et facile (!) à repérer; il se termine avec l'appel décisif.
La troisième étape, c'est le temps du carême, quarante jours de retraite, de purification, d'illumination, et qui se termine par les sacrements de l'initiation chrétienne la nuit de Pâques.
Et comment ne pas vivre les cinquante jours du temps pascal (7 x 7 + 1), ce temps merveilleux du 8e jour ++ , le jour du Ressuscité ? La communauté chrétienne a engendré des enfants dans la nuit de Pâques après "quarante semaines" (neuf mois) de gestation; il faut maintenant pendant cinquante jours les intégrer dans la famille , grâce à l'Esprit.
Le temps de la mystagogie se termine avec la fête de la Pentecôte.
Il y aurait un livre à écrire de tout ce que nous avons entendu, partagé, découvert, dans les différentes activités de la journée : les échanges en groupes, l'écoute de la cétéchèse mystagogique de Salenson (ecclésia 2007), les remontées et les commentaires des questions, les conversations informelles, la célébration eucharistique.
Une journée très appréciée de tous ; aucun regret d'avoir travaillé un jour férié !
Le soleil était de la partie transformant le parc en un amas d'or grâce aux feuilles mortes qui couvraient le sol d'un tapis richissime. La fresque mural devant la salle Jacques Delaporte prenait un éclat tout spécial sous l'effet des rayons du soleil.
Marie Dominique Treacy

